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Chapitre 8

8.35   Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l'homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses pieds, vêtu, et dans son bon sens; et ils furent saisis de frayeur.
8.36   Ceux qui avaient vu ce qui s'était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.
8.37   Tous les habitants du pays des Géraséniens prièrent Jésus de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Jésus monta dans la barque, et s'en retourna.
8.38   L'homme de qui étaient sortis les démons lui demandait la permission de rester avec lui. Mais Jésus le renvoya, en disant:
8.39   Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t'a fait. Il s'en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.
8.40   A son retour, Jésus fut reçu par la foule, car tous l'attendaient.
8.41   Et voici, il vint un homme, nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds, et le supplia d'entrer dans sa maison,
8.42   parce qu'il avait une fille unique d'environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule.
8.43   Or, il y avait une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu'aucun ait pu la guérir.
8.44   Elle s'approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s'arrêta.
8.45   Et Jésus dit: Qui m'a touché? Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent: Maître, la foule t'entoure et te presse, et tu dis: Qui m'a touché?
8.46   Mais Jésus répondit: Quelqu'un m'a touché, car j'ai connu qu'une force était sortie de moi.
8.47   La femme, se voyant découverte, vint toute tremblante se jeter à ses pieds, et déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie à l'instant.
8.48   Jésus lui dit: Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix.
8.49   Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu'un disant: Ta fille est morte; n'importune pas le maître.
8.50   Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue: Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée.
8.51   Lorsqu'il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d'entrer avec lui, si ce n'est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l'enfant.
8.52   Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit: Ne pleurez pas; elle n'est pas morte, mais elle dort.
8.53   Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte.
8.54   Mais il la saisit par la main, et dit d'une voix forte: Enfant, lève-toi.
8.55   Et son esprit revint en elle, et à l'instant elle se leva; et Jésus ordonna qu'on lui donnât à manger.
8.56   Les parents de la jeune fille furent dans l'étonnement, et il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

ils furent saisis de frayeur ( v. 35-39 )

Exemple étonnant qui montre comment un miracle peut provoquer l'effet contraire de celui attendu. Les Géraséniens avaient trop peur de s'engager, trop peur de ce que cela impliquait, de suivre un saint homme.
Jésus n'insiste pas, il ne s'impose pas.
Par contre, l'homme guéri veut s'engager, suivre Jésus. Mais Jésus lui demande de proclamer la bonne nouvelle parmi les siens, de porter témoignage, en espérant qu'ils soient plus réceptifs envers quelqu'un qu'ils connaissent.
Dieu n'a pas toujours pour nous les projets que nous aurions aimé faire. Mais il nous convient de faire comme cet homme guéri: faire taire nos projets, nos envies, pour suivre la volonté de Dieu.

une femme atteinte d'une perte de sang (v. 40-48)

Episode étrange où il semble qu'un miracle a eu lieu indépendament de la volonté de Jésus, comme par magie, par le simple fait de toucher son vêtement.
La compréhension de ce fait nous est donné par la conclusion de Jésus: "ta foi t'a sauvé". Les miracles de Jésus ne se produisent que grâce à la foi de ceux qui les demandent. C'est notre foi qui nous sauve, notre foi qui nous guérit.
Le fait de toucher le vêtement n'a en soit aucune importance, ç'aurait pu être n'importe quel autre geste. Mais le fait que la femme croyait en ce geste, et en la puissance de Jésus pour la sauver, fait qu'elle a pu être miraculeusement guérie.

Ta fille est morte ( v. 49-56 )

Jaïrus est chef de la synagogue, comme Simon de Cyrène chez qui Jésus était allé manger. En tant que chef de synagogue, il est donc pharisien. Ce qui nous montre que tous les pharisiens ne sont pas condamnables, comme le donnent à penser les emportements de Jean Baptiste et de Jésus.

A Jaïrus, qui apprend que sa fille est déjà morte, qu'il est trop tard, Jésus dit la même chose que ce qu'il dit à la femme qui venait de toucher son vêtement: "Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée".

L'enfant était morte, son esprit était parti. Mais Jésus la fait revenir à la vie, son esprit revient à elle.
Jésus fait des miracles de résurrection pour montrer qu'il donne la vie, que par son intermédiaire les gens revivent. C'est une image de ce qui se passera pour tout le monde à la fin de notre ère.