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Chapitre 7

7.31   A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils?
7.32   Ils ressemblent aux enfants assis dans la place publique, et qui, se parlant les uns aux autres, disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé; nous vous avons chanté des complaintes, et vous n'avez pas pleuré.
7.33   Car Jean Baptiste est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites: Il a un démon.
7.34   Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites: C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie.
7.35   Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
7.36   Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
7.37   Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum,
7.38   et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.
7.39   Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse.
7.40   Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j'ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il. -
7.41   Un créancier avait deux débiteurs: l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante.
7.42   Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus?
7.43   Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
7.44   Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
7.45   Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds.
7.46   Tu n'as point versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
7.47   C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.
7.48   Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.
7.49   Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés?
7.50   Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t'a sauvée, va en paix.

à qui ressemblent-ils? ( v. 31-35 )

Jésus reproche au peuple (c'est-à-dire nous) de ne pas comprendre les prophètes, de ne pas comprendre ceux qui vivent en dehors des sentiers battus, en dehors du mode de vie traditionnel.

la sagesse a été justifiée (v. 35)

La Sagesse, c'est un autre nom du Verbe avant qu'il vienne sur terre. On le verra au chapitre 11.

Elle pleurait (v. 36-39)

Le pharisien est connu, hier comme aujourd'hui, pour une application pointilleuse, quasi inhumaine, de la Loi de Moïse.
La femme pécheresse qui est entrée dans sa maison pleurait aux pieds de Jésus. C'est le signe d'un repentir sincère et profond de sa vie de pécheresse.
Elle essuyait les pieds de Jésus avec ses cheveux, reconnaissant ainsi la sainteté de cet homme, et son humilité à elle.

il leur remit à tous deux leur dette (v. 40-48)

Avec cette petite parabole, Jésus compare l'attitude du pharisien et celle de la femme pécheresse. Si aux yeux du monde, ce pharisien est un personnage important et digne de respect, tandis que la femme pécheresse n'est rien, aux yeux de Dieu, c'est l'inverse: la femme pécheresse, par son humilité et son repentir est quelqu'un de très important, alors que le pharisien, avec son peu d'empressement, n'est guère important.

Ta foi t'a sauvée (v. 49-50)

C'est là la conclusion de cette parabole, de cet épisode dans le ministère de Jésus, et c'est le plus important, ce qu'il nous faut retenir.
Ce qui nous sauve, c'est notre foi. Et notre foi dépend de notre repentir et de notre humilité. Ou plutôt c'est l'inverse: notre repentir et notre humilité sont des images, des conséquences de notre foi.
Puissions-nous avoir la même foi que cette femme pécheresse, nous qui sommes pécheurs tout comme elle.