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Chapitre 5

5.18   Et voici, des gens, portant sur un lit un homme qui était paralytique, cherchaient à le faire entrer et à le placer sous ses regards.
5.19   Comme ils ne savaient par où l'introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent par une ouverture, avec son lit, au milieu de l'assemblée, devant Jésus.
5.20   Voyant leur foi, Jésus dit: Homme, tes péchés te sont pardonnés.
5.21   Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire: Qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul?
5.22   Jésus, connaissant leurs pensées, prit la parole et leur dit: Quelles pensées avez-vous dans vos coeurs?
5.23   Lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?
5.24   Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison.
5.25   Et, à l'instant, il se leva en leur présence, prit le lit sur lequel il était couché, et s'en alla dans sa maison, glorifiant Dieu.
5.26   Tous étaient dans l'étonnement, et glorifiaient Dieu; remplis de crainte, ils disaient: Nous avons vu aujourd'hui des choses étranges.
5.27   Après cela, Jésus sortit, et il vit un publicain, nommé Lévi, assis au lieu des péages. Il lui dit: Suis-moi.
5.28   Et, laissant tout, il se leva, et le suivit.
5.29   Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d'autres personnes étaient à table avec eux.
5.30   Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples: Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie?
5.31   Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.
5.32   Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.
5.33   Ils lui dirent: Les disciples de Jean, comme ceux des pharisiens, jeûnent fréquemment et font des prières, tandis que les tiens mangent et boivent.
5.34   Il leur répondit: Pouvez-vous faire jeûner les amis de l'époux pendant que l'époux est avec eux?
5.35   Les jours viendront où l'époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là.
5.36   Il leur dit aussi une parabole: Personne ne déchire d'un habit neuf un morceau pour le mettre à un vieil habit; car, il déchire l'habit neuf, et le morceau qu'il en a pris n'est pas assorti au vieux.
5.37   Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin nouveau fait rompre les outres, il se répand, et les outres sont perdues;
5.38   mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
5.39   Comme ils ne savaient par où l'introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent par une ouverture, avec son lit, au milieu de l'assemblée, devant Jésus.
5.40   Et personne, après avoir bu du vin vieux, ne veut du nouveau, car il dit: Le vieux est bon.

Tes péchés te sont pardonnés ( v. 18-26 )

C'est en voyant la très grande foi qui animait à la fois le paralytique, et le groupe qui le transportait, que Jésus lui pardonne ses péchés.
Tout comme il a pardonné les péchés de cet homme paralysé, Jésus peut pardonner nos péchés si notre foi est aussi grande que celle de cet homme, et si nous allons au devant de lui pour lui demander pardon.
Cet exemple doit servir à notre instruction.

Suis-moi ( v. 27-28 )

Là encore cet exemple est donné pour notre instruction.
C'est à nous que Jésus dit "suis-moi". Tout comme pour Lévi, appelé Matthieu, il ne s'agit pas de le suivre physiquement. Cela, n'importe quel auditeur distrait peut le faire. Non, quand Jésus nous dit "suis-moi", il s'agit de suivre ses préceptes, de mettre en pratique ses enseignements. C'est la signification de ce qu'il a dit à ce publicain, et de ce qu'il nous dit personnellement. Lévi l'a suivi sans restriction. Le faisons-nous ?

Ce sont les malades qui ont besoin de médecin. ( v. 29-32 )

On voit ici, comme dans tout les évangiles, l'opposition entre Jésus et les pharisiens. Entre la Loi appliquée strictement, et la même Loi pratiquée avec bon sens. Entre la lettre de la loi, et son esprit.

L'époux est avec eux ( v. 33-35 )

L'époux, c'est celui des noces de l'Agneau, c'est Jésus-Christ, celui qui épousera les élus ressuscités. L'épouse, c'est les saints élus qui participent à la première résurrection et qui s'unissent à Christ. Mais qui sont les amis de l'époux ?
La réponse est très simple, elle nous est donnée ici. Ceux que Jésus appelle "les amis de l'époux", ce sont les disciples qui sont en train de manger et de boire en sa compagnie. Les amis de l'époux, ce sont ceux qui sont appelés à épouser l'agneau. C'est nous tous qui aimons Jésus. C'est nous qui sommes les amis de l'époux, et qui nous transformerons en épouse (nous pouvons l'espérer) à la première résurrection.

Deux paraboles ( v. 36-39 )

L'enseignement de Jésus est nouveau. Cet enseignement, pour un juif, consiste à regarder la Loi avec un oeil nouveau, sous un angle novateur. Il consiste à ne pas appliquer bêtement la Loi, à la faire passer en premier, comme l'enseignent les pharisiens, mais à faire passer l'homme en priorité. A mettre la Loi au service de l'homme, et non l'inverse.
Et cet enseignement nouveau, qui fait passer l'amour de l'homme en premier, ne peut pas être contenu dans la lettre de la Loi. Cet nouvelle pratique va nécessiter de pouvoir faire des entorses à la Loi quand c'est nécessaire.