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Chapitre 10

10.21   En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi.
10.22   Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n'est le Père, ni qui est le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.
10.23   Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier: Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez!
10.24   Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
10.25   Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l'éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?
10.26   Jésus lui dit: Qu'est-il écrit dans la loi? Qu'y lis-tu?
10.27   Il répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.
10.28   Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras.
10.29   Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?
10.30   Jésus reprit la parole, et dit: Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s'en allèrent, le laissant à demi mort.
10.31   Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.
10.32   Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l'ayant vu, passa outre.
10.33   Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit.
10.34   Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.
10.35   Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l'hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.
10.36   Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?
10.37   C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même.
10.38   Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
10.39   Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
10.40   Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m'aider.
10.41   Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses.
10.42   Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.

Tu les as révélées aux enfants ( v. 21-24 )

Les belles choses de Dieu sont cachés aux "intelligents", à ceux qui "savent", car justement, ils savent. Il ne cherchent donc pas à en savoir plus. Ils ne cherchent pas Dieu. Ils ne sont pas à la recherche de vérité: ils l'ont déjà.
Beaucoup de prophètes ont recherché cette vérité qui vient de Dieu. Beaucoup de prophètes on désiré voir le ciel, et être enseigné directement par l'envoyé de Dieu. Les disciples, eux, ont cette chance.

Tu aimeras le Seigneur (v. 25-28)

Aimer Dieu et aimer autrui comme soi-même. C'est à la fois l'esprit le la Loi, et à la fois l'enseignement de Jésus.

Le bon samaritain ( v. 29-37 )

La parabole du "bon samaritain".
Les deux personnes citées en premier par Jésus sont des personnes très en vue dans la société Israélite. Alors que le troisième, le samaritain, est honnis des juifs. Parce qu'il n'est pas descendant d'Israël, et qu'il a presque la même religion qu'eux, mais modifiée. Israélites et samaritains sont frères ennemis.
Au final, ceux qui par leur fonction auraient dû apporter de l'aide à celui qui en avait besoin, ne l'ont pas fait, imbus qu'ils étaient de leur fonction. Et celui qui lui a donné son aide et celui aui appartient aux ennemis.
Moralité, ce n'est pas le bien-pensant qui est approuvé, mais c'est le bien-faisant, c'est l'homme de bonne volonté, quelles que soient ses croyances.

Question: peut-on comparer la position des juifs et des samaritains, ramenée à aujourd'hui, à celle des Témoins de Jéhovah et des autres églises: presque la même religion, mais frères ennemis ?

Une seule chose est nécessaire (v. 38-42)

S'occuper des choses matérielles de notre vie terrestre est nécessaire.
Mais le plus important, ce qui dont passer en premier, c'est de s'inquiéter des choses céleste, de notre relation avec Dieu.